Découvrez Célia Benlabed, le joker médical du SAH-PH

Découvrez Célia Benlabed, le joker médical du SAH-PH

Vous l’avez découvert pour la première fois samedi 10 Avril lors du match des Louves face à Mérignac. Célia Benlabed, joker médical (qui remplace Marina Zivkovic suite à sa grossesse), nous en dit un peu plus sur son parcours et ses premières impressions au plus haut niveau français.

 

Peux-tu te présenter ?

Celia Benlabed, j’ai 26 ans, mes copains m’appellent « Cécé » et je suis masseur kinésithérapeute.

 

Comment as-tu découvert le handball ? Raconte-nous ton parcours depuis tes débuts

J’ai commencé le handball à Villeneuve d’Ascq en école primaire en CM2. C’était très développé dans mon quartier parce qu’à ce moment-là qu’il y avait l’équipe professionnelle qui y jouait. J’habitais à 150 mètres de la salle donc on faisait beaucoup de handball. À la fin de mon année de CM2, on faisait des tournois et j’ai été repérée par le professeur qui s’occupait de la section handball au collège. Il m’a convaincu de rentrer en section sportive handball en 6ème et de là, je me suis inscrite en club à Villeneuve d’Ascq où j’ai commencé en -12 garçon (mixte).

En 5ème, j’ai intégré le comité Nord et j’ai enchainé avec des stages Ligue. En 3ème, c‘est là où j’ai été appelée pour jouer à Lomme en -18 France et en même temps j’ai intégré le Pôle Espoirs. J’ai fait tous les stages nationaux et j’ai été prise en équipe de France cadette et jeune jusqu’en terminale. En résumé, j’ai fait 3 ans à Villeneuve d’Ascq et à partir du lycée j’ai rejoint le club de Lomme.

 

Comment as-tu réagi après avoir été contactée par Saint-Amand pour être joker médical ?

J’ai été surprise parce que je ne m’y attendais pas du tout. C’était un mercredi, sur la route où j’allais dans la structure où j’interviens. C’est mon coach qui m’a appelé pour me dire que Saint-Amand voulait que j’y joue pour le reste de la saison en tant que joker médical. À la base, je lui ai dit que ça allait être compliqué que je les rejoigne étant donné que je travaille. Après je lui ai demandé de me passer leur numéro pour leur expliquer les raisons de mon choix. Mais en ayant discuté avec eux, j’ai été convaincu.

Au départ, je ne voulais pas m’engager parce que les entrainements étaient à 17h30 et ça ne collait pas au niveau de mes horaires car je dois me libérer à 16h en ayant une heure de route. Par la suite, j’ai réfléchi et je me suis dis que c’était une opportunité à saisir car j’en ai déjà eu auparavant (en sortant du Pôle Espoirs) et que j’ai toujours privilégié les études. Mais je ne regrette pas mon choix, je suis très heureuse actuellement d’avoir mon métier et de pouvoir jouer en Ligue Butagaz Energie.

J’ai eu une double réaction, j’ai été surprise car je ne m’y attendais pas et en même temps j’étais super contente car je me suis dit que c’est maintenant ou jamais. Je ne me serais jamais engagée sur une saison complète. La curiosité m’a donné envie de me tester et voir ce que je valais. Sur 2 mois, c’était juste parfait pour moi.

 

Après plusieurs mois sans entrainement ni match, comment te sens-tu aujourd’hui ?

Je suis quelqu’un qui s’adapte rapidement et au niveau physique je m’entretiens. Mais je n’avais pas touché de ballon depuis décembre car on a dû stopper les entrainements. Au départ, je savais que cela allait être compliqué car ce n’est pas du tout la même intensité qu’en Nationale 1 (Division où évolue Lomme).

Au niveau de l’intégration, les filles m’ont bien accueilli, après ce n’est pas évident pour moi d’intégrer une équipe comme ça en milieu de saison. J’essaye de rester comme je suis et de m’adapter petit à petit au fonctionnement. Je n’ai pas fait beaucoup d’entrainements, ça fait que 3 semaines que je suis là mais l’ambiance est agréable.

 

Qu’as-tu pensé de ton premier match individuellement et collectivement ?

Personnellement, je pense que je m’en souviendrai toute ma vie parce que un premier match en LBE, ça procure toujours des émotions. Je ne pensais pas rentrer autant de temps, mettre 5 buts et autant aider l’équipe. Après je me dis toujours que quand je joue un match, je ne fais pas forcément attention à qui est en face de moi, j’y vais ! Mérignac ne me connaissait pas, donc je pense que c’était un avantage, elles n’ont pas eu le temps de travailler sur moi. Je suis satisfaite, mais d’un côté j’ai a un peu le goût amer car il y a la défaite à côté.

Et collectivement c’est dur de juger, car je suis dans l’équipe depuis peu de temps et avant ce match j’avais fait que sept entrainements avec les filles. Analyser pourquoi on a perdu, c’est un peu compliqué.

 

Qu’attends-tu de la fin de saison ?

L’objectif est de se maintenir. Après personnellement, je prends ce que j’ai à prendre, j’ai eu cette chance d’arriver là donc rien que de m’entrainer avec ce groupe, je prends énormément en expérience. J’attends aussi de jouer le prochain match et d’avoir des victoires (rire). Donc il faut assurer le maintien le plus rapidement possible parce que je serai dégoutée de finir une saison et de vivre une descente.

Après je suis là en tant que joker médical, je ne dois pas me mettre la pression, je suis là pour aider l’équipe à se maintenir. Je vais gagner en expérience humaine et sportive, et pourquoi pas progresser, car la LBE est différente, je n’ai jamais connu ce niveau et rien qu’aux entrainements je vois la différence. J’ai tout à gagner et je vais essayer de profiter jusqu’à la fin de la saison.